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7
sept.
2011
Super Meat Boy - Test
Jeux vidéo - par Goufalite - 2116 hits

Mon avis : XXXX
Avis moyen des 2 lecteurs : XXX

Un morceau de steak carré, une momie (ben ouais, bandage girl...), un foetus dans un exosquelette classe, et le premier doit sauver la deuxième! C'est parti pour le test d'un jeu indépendant addictif, riche, plein de surprises et de... viande!

Au début, un jeu en flash

Un jeu de plate-forme en 2D, rien de plus classique...
Un jeu de plate-forme en 2D, rien de plus classique...

Super Meat Boy a tout pour être un jeu en flash : de la plateforme en 2D, des niveaux simplistes et une histoire qui tient sur un post-it (non, pas ceux qui sont sur les vitres des immeubles de la défense). Et pourtant beaucoup de créateurs de jeux se sont rendus compte que la simplicité était une chose essentielle pour les joueurs de jeux indépendants.

Meat Boy doit donc parcourir des niveaux en sautant sur des plateformes, en slidant sur des murs tout en évitant les scies circulaires, le feu, les projectiles, les missiles,... simple non? A chaque fois qu'il s'approche de Bandage Girl le vilain Dr Fetus la téléporte dans le niveau suivant qui devient bien sûr de plus en plus difficile! Meat Boy peut aussi collectionner des sparadraps qui lui permettront de débloquer des personnages jouables ayant les mêmes capacités que lui, mais une fois collecté il doit terminer le niveau sans mourir.

STOP! Mon avis sur les jeux rétros

C'est la mode, il n'y a pas photo. Une tonne de jeux en flash pixelisés avec des musiques 8-bits ont envahi les éditeurs de jeux et même des grands groupes. Le concept est intéressant :

  • graphismes pauvres et peu nombreux, donc plus faciles à mettre en place.
  • ergonomie basique : gauche, droite, sauter, action,... prise en main rapide
  • musique simpliste avec peu d'instruments, généralement "transformable" grâce à des logiciels sur le net et à la technologie MIDI.
La pixelisation n'est pas quelque chose d'évident. Chaque pixel représente un détail particulier!
La pixelisation n'est pas quelque chose d'évident. Chaque pixel représente un détail particulier!

Bien entendu ça butte tout le monde, surtout ceux qui ont acheté leur carte graphique au prix fort. Mais le rendu peut devenir très addictif au vu de la simplicité des commandes et du level-design. J'aime bien ce genre de jeux pour la simplicité et pour la nostalgie qui va avec, mais je ne considère pas comme rétro les jeux ou films qui prennent un personnage pixelisé en le mettant dans un univers en 3D (fond flouté, rotations,...)

VVVVVV est une bonne représentation d'un jeu rétro
VVVVVV est une bonne représentation d'un jeu rétro

Plus indépendant, plus difficile, plus cuit!

Le jeu est maintenant autonome et bénificie de tous les avantages : plus performant, de meilleurs graphismes, la possibilité de sauvegarder des replays de niveau,... tout en conservant le mode de plateformes en 2D, les capacités de Meat Boy et l'histoire.

The Dark World

Il s'agit d'une nouveauté intéressante : quand un niveau est fini avant le temps recommandé, on débloque une version sombre du niveau, c'est-à-dire le même mais avec des obstacles supplémentaires! La résolution de ces niveau à la difficulté sadique permet d'avoir une fin secondaire identique mais bien sûr plus difficile et de débloquer un succès. Il s'agit aussi d'un défi permettant de prolonger l'expérience de jeu.

Invités surprise

Le principe de sparadraps est resté dans cette version et permet toujours de débloquer des personnages, mais cette fois-ci on pourra jouer avec personnages issus des jeux indépendants ou rétro (ou les deux) tels que Steve de Minecraft, le capitaine Veridian de VVVVVV, Bit Commander, The Kid de I wanna be the guy mais surtout on peut utiliser leurs pouvoirs : double ou triple saut, flotaison, vitesse, changement de gravité,... Débloquer ces personnages sera bien sûr fun mais permettra de récupérer des sparadraps inaccessibles et résoudre des niveaux d'une autre façon. Pour débloquer un personnage, vous devez généralement apprendre à vous servir de ses capacités à travers 3 niveaux.

Ici, on apprend le double-saut. Et ce n'est que le premier niveau...
Ici, on apprend le double-saut. Et ce n'est que le premier niveau...

Warp zone! Une ode au rétro-gaming

Vous vous baladez dans un niveau quand soudain vous voyez un tourbillon de pixels caché dans une corniche. Aussitôt approché, une voix grâve vous signale que vous allez visiter un monde bien étrange, celui du monde rétro 8bits!

Eh oui, les initiales du jeu n'ont pas été prises au hasard, SMB (Super Meat Boy) veut aussi dire Super Mario Bros. mais bien qu'on ne le voie pas, on pourra (re)découvrir les joies de la pauvreté des graphismes, de la musique et de l'ergonomie à l'époque. Hélas on aura aussi les inconvénients des vies limitées qui nous forcent à recommencer la zone (composée de trois niveaux plus ou moins difficiles) depuis le début après trois vies perdues.

Une drôle de morale

Meat Boy sauve Bandage Girl, admettons. Cependant on se rend compte que l'intérêt privé passe avant les habitants de la faune locale. En effet il y a une tentative de fraternisation avec les Boss de fin de chapitres qui sont au final complètement délaissés et les écureuils de la forêt du premier chapitre sont carbonisés puis atomisés. Les décors deviennent de plus en plus chaotiques mais on ne s'en rend pas compte au vu de la vitesse de progression. Enfin le chapitre infernal se termine d'une façon complètement inattendue et nous révèle une partie du mystère de la vie infinie dans certains jeux!

Verdict

  • simpliste au niveau ergonomie et level-design
  • des niveaux à difficulté variable
  • une musique entraînante
  • "Die & Retry" : en gros quand on meurt on revient au début du niveau sans chargement
  • addictif mais pas trop
  • certains passages sont très millimétrés en termes de précision
  • les niveaux du personnage "The Kid" sont extrêmement difficiles... mais faisables!

Un morceau de viande qui doit sauver une fille pleine de pansements dans un jeu de plateforme frénétique, ça suffit pour nous occuper quelques soirées ou weekends. Les niveaux sont relativement courts donc on peut faire des pauses plus facilement et retourner finir plus tard les niveaux récalcitrants. La musique est très entraînante et suit les variations du monde (rétro, sombre) par rapport au niveau originel.

Astuces

  • Ce n'est pas la précision le plus important dans Super Meat Boy, mais le timing : passez les obstacles sans vous soucier de leur trajectoire
  • Quand vous n'arrivez pas à passer un niveau ou prendre un sparadrap, pensez à prendre un personnage débloqué qui aura de meilleures capacités
  • Dans les mondes rétros, prenez les sparadraps un par un, c'est-à-dire une fois que vous en avez un, terminez la zone complète sans chercher à en prendre d'autres quitte à y revenir plus tard. Ainsi vous sauvegardez votre progression.
  • N'oubliez pas mes quelques conseils pour prendre des pauses régulières, sinon vous allez massacrer votre écran ou votre manette!

Sur ce, j'y re*splatch*

Attention! L'abus de Super Meat Boy peut entraîner une déformation de votre pouce droit. Faîtes des pauses!

+ Sources des images


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Rédacteur et programmeur principal du Goufablog. Ingénieur de profession et avide de connaissances technologiques et scientifiques il partage son savoir à travers ces différents articles. Plus de renseignements sur la page de contact.
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Tags : bit commander, die and retry, flash, minecraft, plate-forme, rétro, rétrogaming, super meat boy, vvvvvv
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